Overcart

Jeux vidéo, smartphones et tablettes en tous genres

Business

October 29, 2015

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ales

Alexandre Souter, un français de 34 ans, et son associé indien, ont lancé Overcart, un site de vente de jeux vidéo, smartphones, et tablettes d’occasion. Mais ils ne comptent pas s’arrêter là.

Leur source d’approvisionnement : les surplus, les invendus déballés, les produits de seconde main réparés et certifiés. Ils sont au moins 20% moins cher. Leur prix peut baisser de 50%, voire 70%. Une aubaine pour les consommateurs indiens, pour lesquels des produits comme Apple, Samsung, Nokia, Kodak et Nikon sont très onéreux par rapport au pouvoir d’achat moyen.

Grâce à un site web savamment adapté, à un réseau de livraison à domicile et au mode de paiement en liquide à la livraison (très répandu en Inde, où beaucoup de consommateurs ne disposent pas encore de carte bancaire), les ventes d’Overcart décollent vite, notamment dans les villes de seconde et troisième catégorie. « Nous avons des clients dans toute l’Inde, jusque dans les petites villes du Kerala (sud) du Sikkim ou du Nagaland (nord-est) » se réjouit Alexandre Souter, né en France de parents écossais et anglais. « Nous proposerons bientôt des appareils photos, des lunettes de soleil, et d’autres équipements. Nous voulons devenir le plus grand marché de produits revendus en Inde », déclare-t-il tranquillement. Un brin trop optimiste le jeune Français débarqué en Inde il y a quatre ans et quelques mois ?

Pas si sûr, si l’on regarde de près les investisseurs indiens qui misent sur la startup, des pointures comme les dirigeants d’Ixigo ou India Mart. Le dernier en date est l’homme d’affaires Krishnan Ganesh (Growth Story),une star du marché. Après les avoir observés pendant un an, Souter a finalement sauté le pas en juin dernier.

« La concurrence est présente, mais nous proposons un modèle différent », souligne Alexandre Souter. Dans ce domaine il est nécessaire de se développer rapidement. L’équipe d’une moyenne d’âge de 23-24 ans, ne compte pas les heures (« six jours sur sept, 12 heures par jour ». D’ici à mars, l’effectif devrait doubler, pour atteindre 40 personnes, réparties entre Delhi et Bangalore.

De l’islam politique aux jeux vidéo

Chantilly, 11 000 habitants, et son château dans la vallée de la Nonette, où il a grandi, sont bien loin. Son bac « S » en poche, le jeune Alexandre a immédiatement pris le large. Des études d’histoire et de sciences politiques en ecosse l’ont mené à travailler pour le réseau de développemen Aga Khan en même temps qu’il se spécialisait sur l’islam politique au Moyen-Orient.

Après un an au Caire pour l’OMS il change radicalement de cap et part à Londres pour une société d’études américaine, CeB, où il grimpe rapidement les échelons en conseillant les grands groupes. Le garçon a un bon esprit d’analyse et il est créatif. C’est une mission pour cette même société qui le mène en Inde.

Il y est toujours. « Ici tout bouge, il y a plein de choses à faire » s’enthousiasme ce fils d’experts comptables, basé à Delhi.

Avec un collègue de CeB, Saptarshi Nath, il monte d’abord, en 2012,une société spécialisée dans la revente de jeux vidéo, une passion qu’ils partagent. Un passage chez GSF, un grand incubateur de start-up indien et la société réoriente son offre, en prenant l’appellation Bootstrap. en juin dernier, elle est renommée Overcart. « Aujourd’hui on ne change plus de nom », lance Alexandre Souter.

C’est donc avec Overcart qu’il partira à la conquête de l’immense marché indien.

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