Les Indiens et le sport

Encore un petit effort

Dossier

January 20, 2016

/ By

Indes

janvier-février 2016



joueuses de hockey indiennes après leur victoire contre la Russie

joueuses de hockey indiennes après leur victoire contre la Russie

Pour des raisons difficiles à expliquer, le sport en est encore à ses balbutiements en Inde. Les habitudes sont cependant en train de changer. Il était temps.

Un esprit sain dans un corps sain ». Qui n’a pas entendu, au moins une fois dans sa vie, ce credo cher à tout sportif, quel que soit son niveau ? Les Indiens seraient bien avisés de le méditer et d’en faire bon usage. Car force est de constater qu’en la matière, ils sont tristement à la traîne. « Alors que la Chine, la Russie ou le Brésil ont érigé le sport en outil de promotion pour leur pays, le sport indien n’apparait nullement sur la carte des grandes nations mondiales (ni des moyennes d’ailleurs) excepté pour le cricket qui rencontre depuis 30 ans une véritable frénésie dépassant le cadre du sport », relève Stéphane Audry, fondateur et directeur de Mediaghat, une entreprise spécialisée dans le marketing du sport en Inde et en France.

 

Les Jeux du Commonwealth à Delhi en 2010

Les Jeux du Commonwealth à Delhi en 2010

L’état des lieux n’est guère brillant. L’Inde s’est très rarement distinguée aux Jeux Olympiques, où elle n’a remporté qu’une poignée de médailles, dont très peu d’or, depuis l’Indépendance en 1947. Autant dire que lorsqu’en 2008 à Pékin, Abhinav Bindra a offert à son pays la première médaille d’or en solo de son Histoire, les Indiens n’ont pas boudé leur plaisir. Cette année là, le jeune Sikh – il avait alors 25 ans – a remporté le concours de tir à la carabine à air comprimé à 10 mètres. Cerise sur le gâteau, il battait le Chinois Zhu Qinan, qui avait dû se contenter de la médaille d’argent. « Nous avons maintenant une icône olympique. Entendre retentir l’hymne national a été un moment très, très important de ma vie », avait lancé de Pékin Suresh Kalmadi, le président de l’Indian Olympic Association. Bref, c’était l’euphorie. En 2012 à Londres, les Indiens raflèrent quelques médailles dans des disciplines telles que la boxe, la lutte et le badminton. Mais pas d’or.

Depuis Pékin, l’enthousiasme olympique est retombé comme un soufflé. Quant à Kalmadi, il s’est illustré entretemps dans un autre domaine : la corruption. Chargé de l’organisation des Jeux du Commonwealth, qui se sont déroulés à Delhi en 2010, le président de l’Association olympique indienne se serait livré à plusieurs malversations d’envergure.


 

indes (janvier-février 2016)

Indes (janvier-février 2016)

Pour lire l’article complet dans Indes janvier-février 2016,
cliquez ici.

 

YOU MAY ALSO LIKE

0 COMMENTS

    Leave a Reply

    Your email address will not be published. Required fields are marked *