Le GPS

De l’utile à l’agréable

Tendances

October 29, 2015

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maire


Il n’est pas encore aussi courant qu’en France, loin s’en faut. Pour autant le GPS a fait son entrée dans les moeurs indiennes où il tente de se faire une place.

A première vue on se dit que c’est « mission impossible ». Comment le petit joujou auquel sont désormais accrocs tous les automobilistes français pourra-t-il se frayer un chemin dans les mégapoles indiennes ? Et pourtant. Dédales de rues, quartiers « informels »… le GPS (Global Positioning System) avale tout comme si de rien n’était et le régurgite sous forme d’itinéraires précis. Un vrai bonus pour quiconque ose affronter la jungle du trafic en ville en Inde.

Certes, la plupart du temps, les usagers indiens utilisent leur téléphone portable en guise de GPS et rares sont encore ceux qui achètent un kit dédié pour leur véhicule. Et pour cause. Alors qu’il faut compter entre 6 000 et 15 000 roupies (entre 83 et 203 euros) pour un GPS Map my India qui sera installé dans la voiture, la plupart des applications téléchargées sur un smartphone fonctionnent parfaitement. Et elles sont gratuites ! C’est notamment le cas de Waze, la petite bulle montée sur roulettes, qui est l’un des meilleurs compagnons de route à Delhi. Il parle dans la langue que vous souhaitez et vous dirige dans la bonne humeur. D’autres préfèrent Google Maps.

Contre le viol et le vol

Reste qu’en Inde, le GPS n’est pas seulement un gadget pour automobilistes désireux de ne pas se perdre ou de contourner les embouteillages. C’est une affaire beaucoup plus sérieuse. Suite aux graves incidents qui se sont déroulés dans des taxis (viols, vols, escroquerie sur le prix de la course etc.) au cours des derniers mois, les autorités indiennes ont décidé de rendre le GPS obligatoire pour les taxis et les autorickshaws. Il sera accompagné d’un « panic button » (bouton pour donner l’alarme) et bien sûr, d’un taximètre (obligatoire depuis longtemps…)

Cette mesure, annoncée au début de l’année, est loin de faire l’unanimité auprès des chauffeurs de taxis et de rickshaws. La plupart d’entre eux se sentent pénalisés et jugent qu’ils font les frais de la négligence de compagnies telles qu’Uber ou Ola qui, de surcroît, leur prennent leurs clients. Les autorités se sont en effet alarmées à la suite d’un viol commis par un chauffeur de la société américaine Uber. La compagnie a été interdite en Inde. Dans la foulée, Ola, qui trouve également ses clients grâce à son application sur smartphone, a elle aussi été interdite. Les deux sociétés ont pratiquement continué à fonctionner sans être inquiétées…

« Nous devons débourser 17 000 ou 18 000 roupies pour cet équipement GPS qui nous est imposé. La maintenance nous revient à près de 3 000 roupies par an. Et malgré tout cela, je ne suis pas sûr que le GPS soit un moyen efficace de lutter contre le viol ou le vol », se plaint pour sa part un chauffeur de taxi « traditionnel ». En mars, il a fait grève et protesté contre une mesure qu’il juge inique. Il se sent quelque peu floué face à des petits malins de l’informatique comme Uber et Ola.

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