Delhi asphyxiée : une urgence de santé publique

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November 4, 2019

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Les niveaux de pollution de l’air dans la région de la capitale nationale de Delhi (Delhi-RCN) se sont dégradés de manière intense ces derniers jours, constituant, depuis le vendredi 1er novembre, une « urgence de santé publique » selon l’autorité de prévention et de contrôle de la pollution environnementale (EPCA) et engendrant la fermeture des écoles,  l’interdiction des travaux de construction jusqu’au 5 novembre et la distribution de masques de protection.

Les pics de pollution atmosphérique sont devenus une tradition annuelle à Delhi en cette période de l’année, en raison du mélange toxique de fumée dégagée par les pétards et feux d’artifices de la fête des lumières, Diwali, du brûlage des chaumes par les agriculteurs des régions voisines du Pendjab et de l’Haryana et de la froideur du climat avec des températures bloquant les vapeurs.

Une épais smog, soit un brouillard de pollution gris, avait envahi le ciel de Delhi juste après la célébration de Diwali, le 27 octobre, qui consiste à faire éclater des pétards et des feux d’artifices. Mais la qualité de l’air dans la capitale nationale de l’Inde a atteint un niveau record cette année, passant à la catégorie « grave plus ». En effet, le vendredi 1er novembre, l’autorité de prévention et de contrôle de la pollution environnementale (EPCA) mandatée par la Cour suprême a décrété une urgence de santé publique à Delhi-RCN, conduisant à la fermeture des écoles et à l’interdiction des travaux jusqu’au 5 novembre.

Mais dimanche 3 novembre, un nouveau pic de pollution a encore été enregistré avec un smog si épais qu’une quarantaine d’avions n’ont pu atterrir à Delhi et ont dû être détournés vers d’autres aéroports.

Si l’OMS recommande de ne pas dépasser une concentration de 25 microgrammes de particules fines P.M. 2,5 par mètre cube d’air, l’Air Quality Index de l’ambassade américaine enregistrait à 10h un taux de 469 microgrammes, quand Paris enregistrait, quant à elle, un taux de 6 microgrammes.

Le ministre en chef de Delhi, Arvind Kejriwal, a donc annoncé la mise en place de la circulation alternée (soit l’autorisation de circuler un jour sur deux en fonction du chiffre pair ou impair de la plaque d’immatriculation du véhicule), à partir de ce lundi 4 novembre jusqu’au 15 novembre, et a exhorté les habitants de Delhi à suivre les mesures préconisées afin de lutter contre l’aggravation du niveau de pollution et dans l’intérêt de leur famille et de leurs enfants. La violation de ce système de circulation alternée, mis en œuvre pour la troisième fois à Delhi, entraînera une amende de 4 000 roupies (soit environ 50 euros).

Le gouvernement a, en outre, prévu de déployer environ 2 000 autobus supplémentaires sur la route et a demandé aux entreprises de taxis comme Ola et Uber de réduire les surtaxes pendant les heures de pointe.

L’Institut pour l’énergie et les ressources (TERI) a également recommandé d’être prudent et d’éviter les déplacements non essentiels pour réduire l’exposition à la pollution. Il a également appelé les organisations à autoriser leurs employés à travailler à distance et a exhorté les parents à réduire le temps d’exposition des enfants à l’extérieur.

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