Une promenade à Puducherry

À la croisée de l’histoire française et la culture tamoule

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April 11, 2017

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Institut français de Pondichéry

Institut français de Pondichéry

Pondichéry, officiellement Puducherry, souvent appelée « Pondy », est parfois surnommée la ville française du sud de l’Inde. Comptoir français pendant plus de 250 ans, sa langue et son esthétique trahissent toujours son passé colonial.

À 150 km de Chennai (dans l’État du Tamil Nadu, sur la côte Sud-est de l’Inde), se trouve le territoire de Pondichéry, au bord de la Baie du Bengale. De 1674 à 1954, soit pendant plus de 250 ans, Pondichéry (ou Puducherry) fut un comptoir français, et reflète encore aujourd’hui la culture que ses anciens habitants français ont laissée derrière.

C’est en effet son histoire coloniale qui donne à la ville de Pondichéry son charme unique en Inde : mélange de styles français et tamouls ; maisons aux façades blanches, bleu pastel, mais surtout ocre, moutarde, et dans un camaïeux de jaune ; rues aux noms français ; habitants à vélo ; paisible silence des anciens quartiers français ; ou encore, balades au bord de mer le long de la « Promenade Beach », où trône encore aujourd’hui la statue de Joseph-François Dupleix (ancien Gouverneur général de l’Inde française au XVIIIe siècle), et quelques kilomètres plus loin, celle de Jeanne d’Arc.

Bien que la langue principale de la ville soit le tamoul, il arrive parfois de rencontrer des gens parlant encore la langue de Molière, ou un anglais teinté d’accent français. Pour explorer davantage les influences linguistiques françaises, rendez-vous à l’Église Notre-Dame des Anges, construite en 1707, qui, une fois par semaine, célèbre une messe en français.

Les traces du passé français de « Pondy »

Pondichéry se divise en deux zones principales : la française et la tamoule. Le quartier français de « Ville Blanche », où vivaient les colons, est connu pour ses églises catholiques, ses larges rues pavées, très propres, signalées par des panneaux en français et entourées de bâtiments de style colonial, dont certains datent du XVIII e siècle. La ville neuve, quant à elle, est fortement marquée Inde du Sud.

Les quelques descendants français de la ville – dont certains ont gardé leur nationalité française lors du rattachement de Puducherry à l’Inde en 1954 – participent à la convivialité de la ville en se parant, de temps en temps, d’un beau sari ou de vêtements indiens.

En flânant dans ses rues, les badauds voyagent souvent dans le temps, au gré des vieux monuments français, comme Le Foyer du soldat, salle réservée aux soldats, indiens et français, qui se sont battus pour la France, en Europe et dans ses colonies. Ici, au sommet de ses murs caractéristiques jaunes et blancs, flotte toujours le drapeau tricolore. D’autres établissements culturels et administratifs ajoutent à la « French Touch » de la ville : le Consulat général de France, l’Institut français, l’Alliance française ou même le Lycée français. Construit en 1826 par le Gouverneur général de l’époque, ce dernier est le plus ancien et l’uns des plus importants établissements scolaires français en Asie.

Un petit goût de France

Pour parfaire l’immersion, on pourra descendre à l’Hôtel de l’Orient, construit au XVIII e siècle, rue Romain Rolland. L’ancien bâtiment fut occupé, jusqu’en 1952, par le département de l’instruction publique. En mauvais état, il fut racheté et restauré en 1998, pour être transformé en hôtel. Il abrite le restaurant Carte Blanche, qui propose une grande variété de plats traditionnels français et créoles.

Puducherry regorge de restaurants, notamment dans le quartier français de « Ville Blanche », comme La Maison Rose, Le Dupleix (aménagé dans l’ancienne demeure de Joseph-François Dupleix) qui proposent une carte mêlant cuisine française et plats locaux. Il ne faudra pas manquer, par exemple, la ratatouille au « paneer » (fromage frais indien), ou le « rasam » aux crevettes (soupe épicée au lait de coco, typique du sud de l’Inde). Ou se délecter, tout simplement, d’un croissant doré, d’une baguette croustillante, ou même de quiches, d’un coq au vin, d’un filet mignon, ou encore d’une sole meunière.

Loin de l’effervescence citadine, « Pondy » est une ville plutôt paisible, avec ses boulevards bordés d’arbres qui permettent de longues et plaisantes promenades, ses paysages verdoyants et ses plages préservées qui s’étendent à perte de vue.

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